Elie Metchnikoff (1845-1916) était un zoologiste/bactériologiste d’origine russe. Venu en France travailler à l’Institut Pasteur de Paris, il découvrit la phagocytose et reçut le Prix Nobel de physiologie en 1908 pour cette belle découverte. Mais a cette époque, il avait beaucoup de mal à convaincre son entourage de l’importance fonctionnelle de la flore intestinale. Ce n’était pas encore dans l’air du temps.

Maintenant on parle partout du microbiote en lien avec l’obésité ou des pathologies aussi variées que le diabète ou le Parkinson. Une étude récente a mis en évidence le rôle des bactéries de l’intestin dans la production d’inflammation du pancréas lors du diabète de type 1.

On trouve aussi divers articles insistant sur les sécrétions intestinales de protéines amyloïdes par les bactéries de la flore intestinale. Elles entraîneraient l’apparition de ce même type de protéines dans le cerveau. On sait en effet que le diagnostique de l’alzheimer se fait sur la base de plaques de proteines amyloides dans le cerveau.

Des ARN-fragments d’Escherichia coli K 12 stimulant l’immunité chez des malades

La flore intestinale est composée de bactéries variées dont beaucoup d’Escherichia coli K 12, une souche non pathogène et véritable bête de cirque des laboratoires de biologie. Ces bactéries relâchent des ARN qui, via la circulation sanguine, circulent dans l’organisme et sont récupérées pour les très divers rôles qu’ils peuvent être amenés à jouer. Ils sont d’autant plus variés que les ribonucléases endogènes les enrichissent plus ou moins en bases puriques ou en bases pyrimidiques, leur conférant ainsi des rôles biologiques différents.

Ces phénomènes ont été très étudiés par Mirko Beljanski (1923-1998). Il montra voici environ 30 ans que des ARN-fragments d’Escherichia coli K 12 stimulaient l’immunité chez des malades déprimés par la toxicité des chimiothérapies lors des traitements du cancer. Depuis lors, de très nombreux malades, médecins et chercheurs ont utilisé ou confirmé cette action très remarquable tant par son efficacité, sa rapidité que par sa spécificité. En effet aucune cellule cancéreuse n’est stimulée par ces ARN fragments qui sont uniquement spécifiques des cellules saines de la moelle osseuse. La spécificité en ce domaine est très rare en biologie. Ainsi les facteurs de croissances que l’on donne aux animaux d’élevage et que l’on retrouve dans les laitages peuvent stimuler autant les mauvaises cellules que les bonnes.

Elargissant le champ d’investigations des effets positifs de ces ARN-fragments Beljanski, quelques médecins ont montré que chez les enfants agités, voire légèrement autistes, les ARN-fragments (désormais appelés RealBuild *) avaient une action bénéfique et calmante. Quelques cas de dépression sont venus s’ajouter et même un cas très spectaculaire de schizophrenie, arrêté net depuis la prise de RealBuild. Dans un blog passé, je me souviens avoir cité un Prix Nobel Italien qui avait traité des souris présentant des syndromes proches de la schizophrénie par une transplantation de moelle osseuse.

Des essais cliniques aux Etats-Unis

Tout ceci peut sembler étrange. Mais pour un biologiste comme l’était Mirko Beljanski, le rôle très varié et fondamental des petits ARN explique l’ensemble de ces phénomènes. M. Beljanski batailla longuement pour faire admettre dans les années 70 à 80 les rôles multiples et déterminants en biologie des ARN, qui, selon leur taille, richesse en bases puriques ou bases pyrimidiques peuvent jouer des rôles essentiels et fondamentaux en biologie. Trop en avance dans ces idées, il se heurta à l’incompréhension et à la vindicte de quelques scientifiques.

Mais l’efficacité des ARN-fragments d’E.coli ne se s’est jamais démentie et même a fait l’objet aux Etats Unis d’un essai clinique aux Centre des Traitements du Cancer (CTCA) (1). Cette étude a également bien démontré que préparés autrement que ce que Beljanski préconisait, des ARN-fragments préparés autrement n’avaient aucune efficacité comparable : les spécificités sont si étroites que si cela n’est pas bien les bons ARN-fragments, on peut stimuler des cellules indésirables. La spécificité des RealBuild pour les seules cellules saines visées, permet même leur utilisation dans des cas de leucémie ou de lymphome.

Nexus N° 114

Le magazine d’information Nexus N° 96 a publié un petit article soulignant l’intérêt de l’association de la Castase avec les produits Beljanski contre le cancer. C’est qu’en effet les déchets bactériens non assimilables encombrent et polluent l’intestin. En traitant par la castase, on favorise l’élimination de cette pollution, favorisant ainsi d’autant la fixation des produits Beljanski sur les sites des ADN cancéreux.

Ce jeu des molécules fascinait Mirko, et l’on aurait de bien meilleurs résultats si au lieu de mettre les egos et les intérêts toujours en avant, les gens se penchaient davantage sur ces merveilles de la biologie.

 

*  Voir produits Beljanski www.natural-source.com ; Fondation Beljanski

 

1. « Dose escalation study of an antithrombocytopenic agent in patients with chemotherapy induced thrombocytopenia » Robert D. Levin , MaryAnn Daehler , James F. Grutsch, John L. Hall , Digant Gupta , Christopher G Lis, Levin et al. BMC Cancer 2010, 10:565

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Du microbiote au cerveau

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