Les Sciences du 20ième siècle ont connu un essor incroyable, particulièrement en physique. Un véritablement bouleversement, une révolution même, grâce à quelques physiciens audacieux et visionnaires, n’ayant pas eu peur de bousculer les certitudes antérieures. Il n’est que de citer quelques noms pour mesurer les pas immenses qui ont été franchis en moins d’un demi-siècle : Einsein, Planck,Bohr,Langevin Perrin,Dirac, Schrödinger…

Il n’en n’a malheureusement pas été de même en sciences de la vie. Ce n’était pas la bonne époque pour cela. La recherche  biologique qui s’est développée en Europe au lendemain de la seconde guerre mondiale avait pour objectif  de s’aligner sur la sciences des Etats Unis en pleine expansion, espérant ainsi rattraper le retard et le manque d’infra-structure que l’Europe avait pris pendant la guerre. L’arrivée massive d’excellents chimistes et physiciens émigrés de toute l’Europe avait donné une immense impulsion aux Etats Unis et la fascination des idées nouvelles en physiques faisaient que l’orientation européenne des Sciences de la Vie fut calquée sur les sciences physiques : les interactions biologiques devaient être conditionnées par un plan fixé une fois pour toute, l’ADN,  que seules des modifications physico-chimiques pouvaient modifier.

Quelle explosion !

L’environnement  ne pouvait donc jouer un rôle (polluons, polluons) et seuls des traitements détruisant les cellules en division rapide (cancer, immunité) pouvaient lutter contre la maladie.

Et plus de 70 ans après, on est toujours là, car comme l’écrivit très justement J.P.Luminet (1) : « ..les recherches ne font pas que nourrir le paradigme* qui fait consensus. Le consensus finit pas se transformer en doxa – ce qui est contraire à l’idée de l’évolution et du progrès des sciences. (…) les paradigmes se laissent difficilement bouleverser ».

La biologie est entrée dans une période glacière : la science patine 

Il  y a ainsi des périodes de l’histoire ou le progrès s’arrête ; on tourne en rond.  Les décalages peuvent être extravagants : le paradigme copernico-galinéen lui-même n’est toujours pas compètement accepté , une partie de la population n’admet pas que c’est la terre qui tourne autour du soleil ! alors…ne parlons pas du paradigme  relativiste et quantique ! (1).

Les idées nouvelles ne peuvent s’intégrer sans faire quelques dommages. Il y a des freins psychologiques, financiers, des intérêts de carrières, qui tous créent de profondes inimitiés et s’opposent aux changements de conceptions. Cela est particulièrement vrai dans le domaine des sciences de la vie touchant aux industries agronomiques, pharmaceutiques et chimiques  qui disposent d’un arsenal répressif sans limite. Leur « poids financier » est tel que les états ont

très peu de marge de manœuvre pour prendre des décisions qui ne leur conviendraient pas. Des populations entières d’insectes, d’animaux et d’humains en sont victimes sans qu’il soit envisagé y remédier, même quand on connait la source  précise de ces maux. Les cancers touchent une personne sur trois, et l’OMS nous prévient gentiment que dans l’avenir ce sera pire ! Même faire reculer les épandages toxiques de 10 mètres autour des maisons et des écoles  pose un problème à l’Etat !!

Il ne s’agit plus de savoir si ce qui est fait est bon ou mal : on le sait très bien. Les traitements appliqués aux maladies grâves ne prolongent pas la vie des malades, et souvent les rends encore plus malade que la seule maladie. Mais rien ne change, car le pouvoir n’est plus dans le bon sens, mais dans l’argent. Et en ce domaine, ce sont les puissantes industries qui font le poids. La puissance financière remplace le bon sens.

La science officielle veut forcer la nature à répondre selon des critères établis en fonction des intérêts commerciaux. Après avoir nié pendant de longues années le rôle de la pollution dans l’apparition des maladies, son rôle dans la baisse de 50% de la fertilité humaine et animale, de

l’augmentation catastrophique des maladies (dégénératives, cancer, respiratoires…), maintenant qu’elle ne peut le nier, elle fait tout pour freiner les solutions alternatives, en santé en particulier. Après avoir supprimé ce qui pouvait ébranler ses dogmes, nié l’influence de l’environnement pendant près de 60 ans,   maintenant que la prise de conscience est a peu près établie et largement partagée, elle tend à supprimer les solutions autres pouvant minimiser les dégâts et améliorer l’avenir. Ne cherchez pas ailleurs les raisons de l’hostilité féroce vis-à-vis des produits naturels en matière de santé !.

Les étudiants en science acceptent les théories à cause de l’autorité de leurs professeurs et des manuels, et non à cause des preuves

 «  Les scientifiques n’ont pas pour but normalement d’inventer de nouvelles théories, et ils sont souvent intolérants envers celles qu’inventent les autres » écrit J.P.Luminet citant B.Barber.

  • paradigme : cadre de réflexion et de pratiques d’une communauté à une époque donnée.

     1 ..J.P.Luminet. La structure des révolutions scientifiques. Ed Champq Sciences

A propos des sciences de la vie

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