Un basculement du savoir et de sa production s’est imposé dans les années 60-70. Des groupes politisés imposent leurs lois et forment des groupes hégémoniques. Le savoir migre des laboratoires vers l’entreprise et l’économie, avec une dévalorisation du passé au seul profit des nouveaux crédos. La politisation de la science est une très mauvaise chose : copinage, jalousies et rivalités, critères de camaraderie et non plus d’objectivité scientifique. L’influence des sociétés secrètes  se fait elle aussi de plus en plus pesante.

La «clinique » (auscultation, observation du malade) est dévalorisée au profit de l’image et l’analyse, avec une forte réduction de l’autonomie des praticiens, tenus aux  seules directives dispensées par les industries du médicament. Une exclusivité est donnée aux médicaments chimiques, pourvoyeurs de rendements financiers. La pollution  (plastiques et autres dérivés du pétrole et du charbon) est partout. Les industries œuvrent avec succès pour mettre à l’écart tous ceux qui démontrent la toxicité et la dangerosité de ces produits. « faisant de ces produits le symbole de la culture et de l’économie moderne»*.

Les changements  considérables de l’environnement ont beaucoup altéré la santé des citoyens bien qu’en même temps l’hygiène et une nourriture plus abondante procuraient une longévité  toute nouvelle. Ce siècle (souvent appelé le siècle toxique) génère des maladies nouvelles et des cancers en masse. L’OMS nous prévient que cela sera pire dans les prochaines années !

Les hôpitaux fonctionnent de plus en plus mal, les médecins sont à bout, frustrés de leur autonomie, de charges administratives, de directives etc… Les infirmières mal payées et écrasées de travail, les malades inquiets et insécurisés. Les médecins généralistes disparaissent des campagnes, la population vieillit et il n’y a pas de jeunes qui veulent faire ce métier dans les conditions actuelles. La sécurité et le confort des malades dans tous ces mouvements sont  très insuffisants.

Dans ce contexte, nombreux sont les malades qui se tournent vers le « bio », le naturel. Le rejet des traitements chimiques a fait place à des engouements pour « le naturel ». Les choix ne sont pas toujours justifiés  par l’efficacité. Beaucoup ont profité de ce nouvel engouement, sans solides raisons le justifiant, sans études sérieuses. Les responsables de santé (généralement en collusion avec l’industrie pharmaceutique) en ont pris  prétexte pour discréditer tout ce qui était naturel, sans daigner faire un tri entre ce qui relevait de l’opportunisme pur et dur ou de travaux scientifiques bien étayés et publiés. De toute façon, cet engouement nuisant à ses ventes, l’industrie et les médecins des hôpitaux étaient contre, sans chercher à en savoir plus.

On en est là. Ce n’est pas facile dans un tel contexte de faire du bon travail !. Les produits Beljanski ont cependant réussi à se faire une place respectée. Nous sommes souvent contactés par les filles et fils de malades, traités par nos produits il y a 20-30 ans ! La qualité, la non toxicité font le bouche à oreille. Mais le monde scientifique est coupable d’indifférence. Coupable vis-à-vis de la science, vis-à-vis des malades, vis-à-vis de l’éthique à laquelle chacun, pour rester respectable, devrait se tenir.

*La société Dupont le formule à sa façon dans un slogan célèbre des années 1933 : « améliorez votre vie avec de meilleurs produits grâce à la chimie« .

« Et des milliers de produits chimiques toxiques entrent dans l’alimentation sans avoir subi de tests » écrit Linda Nash dans le chapitre 7 (Histoire des sciences et des savoirs Tome 3).

Notre modernisme !

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