Une phrase m’exaspère : « c’est dans mon ADN ».

 C’est une façon de dire « je n’y suis pour rien, c’est la fatalité de mon hérédité, impossible d’y échapper ».
Faux !  Mais c’est bien ce qu’on voulait vous faire croire. Car cela exonère de toute responsabilité, de tout effort, de vigilance sur l’environnement. Justifiant les thèses racistes puis celles des nazis, cela  autrefois donnait bonne confiance d’abandonner les enfants mal formés puis servit de prétexte à polluer sans complexe puisque, de toute façon, les dés étaient jetés et l’avenir  décidé par nos gènes. Et toujours de nos jours, cela justifie certains traitements  invasifs sous le prétexte que la personne a un gène à haut risque !

On ne parlait que gène dominant, alors que seul, le discours était dominant !

Outre le fait qu’un gène ne s’exprime pas forcément, on peut  le museler, l’empêcher de s’exprimer ou inhiber, s’il s’exprime, le produit de son expression.

Dans le même temps, les chercheurs démontrant l’influence du milieu sur le comportement des gènes furent bafoués et empêchés. Le dogme de l’ADN responsable de tout (et appelé pompeusement Dogme Central) était défendu mordicus par toute une cohorte de scientifiques et médecins et bien entendu par l’industrie pharmaceutique, l’industrie agronomique  et l’industrie chimique qui avait tout intérêt à continuer à polluer, comme encore de nos jours. Et l’ADN servait à beaucoup tests en tous genre, fort utiles par ailleurs et… très lucratifs.

Dans le même but, on marginalisait, discréditait ou même parfois  pire, les scientifiques  critiquant le rôle de la pollution, ceux montrant qu’il fallait d’autres tests de dépistages, ceux montrant qu’on pouvait  traiter les gens autrement qu’avec des chimio toxiques, ceux prônant des méthodes naturelles et non toxiques ! Dès sa conception, lors même de la grossesse, l’embryon puis le bébé reçoit via le cordon ombilical les bons et mauvais produits de l’environnement de sa mère (alcool, les produits chimiques, hormones de synthèses etc) avant même de commencer à prendre ceux contaminant  sa nourriture, après sa naissance !. Quand on parle de l’environnement, c’est au sens large, sans oublier celle qui englobe aussi la culture, l’affectivité, l’éducation et le formatage des esprits !

Enfin après plus d’un demi siècle perdu pour la science et la médecine, on sait que l’environnement est aussi déterminant que notre hérédité. Les gènes reçus de nos ancêtres peuvent être  mis au silence, s’ ils portent un mauvais message. L’influence du milieu peut aussi être positive si les produits sont bons. La nature  fournit les deux et l’on peut ainsi sélectionner ceux qui agissent dans le mauvais sens pour les éviter, et enrichir nos apports avec ceux qui agissent dans le bon sens.

A nous d’agir, pas juste le hasard d’une fatalité.

Pas de fatalisme !!

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