La mode récente est au constat que le luxe extrême de notre époque est tout simplement… la santé.

Nous sommes tous plus ou moins déstabilisés par trop d’articles et d’émissions rapportant à juste titre les dangers qui nous guettent à chaque gorgée, chaque bouchée, chaque pulvérisation de produit d’entretien, chaque crème de beauté.

Inondés de publicités mensongères, ébranlés par des docteurs qui, au moindre bobo offrent comme seule solution 3 scanners, 4 radios,  2 pet-scans suivis d’ablation de plusieurs organes et d’une longue et dure chimio qui, pour le coup, vous transformera en quelques jours  en loque sans poils ni force, vous serez prêt à dire oui à tout car convaincus de toute façon que vous n’en n’avez plus pour longtemps. Et si vous regardez la télévision, vous aurez droit à des enquêtes confirmant que la santé est un business, que l’hôpital ne peut s’en sortir sans vous faire le grand jeu et que si vous refusez ce sera encore bien pire. Généralement le malade inquiet sans moyens objectifs d’évaluer la réalité du danger et sentant que réellement choisir exigerait un effort qu’il n’a plus le temps de fournir, se soumet au forcing.

Beljanski et la cancerogeneseDans mon livre « Beljanski et la cancérogenèse » (illustration) j’ai rappelé un petit texte moins connu du Dr Knock et rapporté par Jules Romains : « Les patients sont des gens qu’il ne faut à aucun prix guérir. Le rôle du médecin est au contraire de choisir le trouble, la maladie qui leur convient le mieux et qui, si possible, les accompagnera fidèlement jusqu’à la mort… Naturellement, un tel contrôle des patients par la médecine implique une prise de pouvoir, une médicalisation générale de  toute la société, une iatocratie. Je ne vous révèlerai pas tout, mais nous sommes en marche. »

Si le rêve de bonne santé est simple et naturel, le moyen de la conserver est de plus en plus problématique tant la pollution chimique (et autre) est répandue, insidieuse et sous multiples formes. Hier, sur mon écran d’ordinateur, j’ai appris que les saumons de la cote Est des USA étaient largement contaminés par… le prozac et la marijuana !

Il existe – heureusement mais en petit nombre – des médecins, des sociétés, des fabricants vraiment tournés vers le naturel et respectueux de la qualité de ce qu’ils fournissent. Il faut les chercher. Il faut se documenter, se tenir au courant mais aussi se garder des ralliés de la dernière heure dans l’espoir de mieux vendre.

Votre santé, un luxe ?

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