Cela fait 30 ans que je lis, vois, entends des histoires de prébendes, entre médecins, chercheurs et l’industrie qui y est liée. Personne ne peut encore ignorer ce qui constitue un scandale de santé, qui biaise totalement les prescriptions médicales. Cela explique l’agressivité des hospitaliers contre tout ce qui n’est pas la chimie thérapeutique, contre tous ceux qui dénoncent à juste titre les risques de cette politique du tout chimique en médecine comme en agriculture.

Mille fois dénoncés, ces trafiques d’argent ont toujours continué. Mais les sommes sont devenues énormes : le journal Le Monde du 28 mars 2016 relate un rapport de l’Assistance publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP). Je cite : « quelques 10.000 médecins de l’AP-HP  (de Paris donc) ont des conflits d’intérêt…  A lui seul, le financement par les laboratoires des déplacements des médecins de l’AP-HP aux congrès médicaux représente une somme de 30 à 40 millions d’euros par an. Les laboratoires consacraient en 2006 en moyenne 80% de leurs dépenses de marketing, soit l’équivalent de 8500 euros par médecin ». En contrepartie, les labos ont vu leur chiffre d’affaire multiplié par 2 en 15 ans. Les pigeons du système sont les assurances-maladies (qui paient) et hélas… les patients.

D’autres journaux ont repris l’information. On apprend que le pneumologue Michel Aubier qui, touchant 50.000 à 60.000 euros par an du pétrolier Total (et qui pour cela n’hésitait à minimiser les effets du diesel sur la santé) n’hésitait pas non plus à déclarer sous serment à la commission sénatoriale qu’il n’avait aucun lien d’intérêt avec les acteurs économiques. Notons que les propos très forts du Professeur Ph. Evin obligent quand même a plus de contrôles. Espérons que ce ne sera pas, comme tant de fois, une vaguelette d’indignation suivie d’un consensus d’aveuglement.

Il y a encore parfois, mais de plus en plus rarement, des gens pour s’étonner que les médecins hospitaliers entrent en éruption dès qu’un malade évoque, non pas en remplacement… mais juste en complément de leurs prescriptions, des prises de produits naturels (souvent bien plus longtemps observés que le dernier médicament à la mode). Ces complémentations permettent très souvent au malade de s’en sortir plus vite et mieux. Mais… ces compléments n’alimentent pas les cassettes de ces médecins ! Il leur faut les lourds subsides des industries, et des actes, des radios, des scans,  des chimio, des rayons, des ablations…  pour arrondir correctement leurs fins de mois.

Selon un rapport de l’AP-HP…

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